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 Les Contemplations 
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Jolon
Délinquant (Sans-tribus)


Homme Inscrit le : 28 févr. 11
Messages : 48
Localisation : Toulon, FR

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MessageSujet: Les Contemplations   Heure du post :ven. 4 mars 11 - 15:07

Tiens, un forum "art & co"... J'ai pas forcément l'habitude de partager ce que je fait, mais bon, entre métalleux c'est moins intimidant, on est plus ouvert d'esprit que la moyenne des gens je pense :)
Donc en fait, j'écris à mes heures perdues, surtout à mes nuits perdues quand la lune se fait belle. Je pense pas que ce soit réellement de la poésie, moi j'appelle ça des contemplations, sorte de longs poèmes bizarres à la structure anarchique... Enfin, si vous vous faites bien chier et que vous avez rien d'autre à faire, je vous laisse y jeter un oeil.



Les monuments


Le ciel, quand il se couche, emporte avec lui les monuments, qui bercent nos nuits.
Ils transportent avec eux l'essence des hommes,
qui de tous temps tuèrent leurs mains sur la pierre éternelle.
Les statues sont tant de promesses, qui à l'aube nous reviennent à l'esprit.
Les statues sont des promesses.
Nous nous rappelons.
Rappelle-toi !
Les totems ne sont plus des dieux,
Ce sont des filles, aux longs cheveux d'or, ruisselant le long d'une cascade vitale.
Leurs joues ne sont pas rouge, elles sont feu. Les fumées qui s'envolent de leurs âmes montent jusqu'aux nuages, qui se pressent d'aller trouver le ciel, pour lui demander la Nuit.
Les temples ne sont plus des présents,
Ce sont des filles, aux longues robes en soie, brodées à la main par un Pharaon Chinois.
Leurs mains ne sont pas froides, elles ont la douce chaleur de l'amour, qui n'est jamais mort.
Je me rappelle.
L'amour n'est jamais mort !
Il y avait là-bas, loin sur la mer, hier encore des hommes qui naviguaient,
Qui se perdaient dans les flots, hurlant à la peine, et craignant la haine,
Vivant milles aventures et écrivant l'histoire, inventant le courage et bravant la rage,
Il y avait là-bas des mangeurs de monde qui, lorsqu'ils revenaient chez eux,
Apportaient à leurs aïeux milles contes, milles feux,
Invoquant les dieux qui jamais ne vinrent, et se glissant à jamais dans le lit d'Hercule,
En compagnie de filles, aux cheveux longs, vêtues de longues robes.



Lester


Ô beauté, perchée sur les coins des murs,
Ruisselant d'un sol en lambeau,
Qui se perche sur les coins des murs.

Merci à toi Lester de tenir ton corps dans l'espace
qui s'étend partout autour de nous et qui grouille
en hurlant de douleur à l'approche terrible des ombres
du crépuscule qui viennent en mendiant annoncer la fin
de ta journée où tu as pu aimer, apprécier, buvant du café
et t'enivrant la tête de vapeurs volatiles,

Merci à toi Lester d'attendre la mort
sachant que le sens du tout est mien
sachant que tu ne sais rien et que tu te
détruis immanquablement, souffrant et ne
sachant pas que tu souffres, ayant à la tête
que les moments où ton esprit aime sont des
rois capricieux,

Merci à toi Lester d'aimer voir les bateaux
perdant tes idées et redevenant pendant
quelques incroyables secondes une bête
dont la cervelle descend d'un mètre et
qui boit en riant des verres de bière
te mouillant les lèvres,

Merci à toi Lester de te montrer à moi
de garder face à moi ton corps dont j'admire
la manière humaine qu'il a de remplir l'espace
me permettant de peindre ton portrait
en longues phrases illuminées, infinies
et cathartiques,

Oui Lester tu es un homme,
je vois tes dents briller, toujours
blanches malgrés l'harassante attaque des aiguilles
de ma montre, j'imagine à cet instant une
bête au sixième sens qui te vois encore plus
que je ne t'aperçois

Lester tu es humble lorsque tu vas chez toi
ouvrant la porte de ton foyer qui
n'est qu'un modeste dû pour toi Lester
et qui en Vladivostok est un palais
rempli de princesses d'ivoire et de bois
et je n'en ai pas honte car l'espace module les raisons

Ô toi qui j'espère aimera encore,
Entre deux journées spatiales.




Poème composé en nageant dans un volcan



Vois-tu le rouge qui pourfend la nuit,
Vois-tu les crocs du loup qui vient te poignarder ?
La longue plainte des vagues ment à nos amis
et leur fait voir des images frelatées

Vois-tu les géants marcher sur les nains,
Vois-tu les femmes sourire au matin
Et pleurer au soir, violées dans le noir
Et souillées sans gène par des êtres obscènes,

Nous nous noyons dans une abysse, torturés par les reflets
Qui dans le miroir opposent l'euphorie à l'agonie, et qui sur l'agora exposent la folie.

As-tu perçu la douceur du cri de cet enfant
Satisfait de son tour de balancelle,
As-tu perçu la douleur infinie de ces parents,
Endeuillés par cette chute mortelle,

Avez-vous entendu le souffle rauque des violons qui
Au matin comme au soir nous remplissent de joie,
Avez-vous entendu les hourras
Des guerriers massacrant leurs proies

Nous nageons avec peine dans un gouffre, d'un bleu sublime
Mais d'une profondeur tragique, entre la grâce et les abîmes.

____________
La vie est un cadeau, le monde un drame.


Dernière modification le ven. 4 mars 11 à 15:11 par Jolon

Zandra
Délinquant (Sans-tribus)

Inscrit le : 30 juin 09
Messages : 4414
Localisation : ,

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MessageSujet: Re : Les Contemplations   Heure du post :ven. 4 mars 11 - 21:12

Je m'attendais à un truc en rapport avec Victor Hugo ;D

Tes textes sont bien beaux, je te conseille de les publier sur le topic un peu plus adéquat ici : http://fr.forum-metal.com/topic.php?t=1133-7&topic=Poesie_On_Metalship

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